mercredi 22 août 2012

Qu'est-ce qu'un tableau réussi? (suite)

Quel suspens! ...

2 jours que vous attendez  La réponse et vous croyez que je vais vous la donner! moi , qui n'en est jamais terminé un seul!
Ah mais il ne faut pas croire tout ce qui est écrit sur le net ! :-)

Soyons sérieux, j'aimerais tout simplement vous livrer les fruits de ma réflexion (voir billet précédent)

Je reprends le  tableau de Caillebotte
Au vue de son succès je me suis demandée ce qui m'attirait: la lumière, l'esthétique des corps, une certaine sensualité, l'atmosphère (référence à mon enfance dans la sciure de bois près de l'établi de mon père)... mais bon, ça c'est personnel, c'est mon histoire...
alors quoi d'autre pourrait faire l'unanimité?
Une certaine "simplicité" de la scène? les mots: clarté, pureté, netteté me viennent à l'esprit.
Pourquoi cette impression?


Alors j'ai pris une feuille et un crayon en espérant trouver quelques indices


C'est en faisant le croquis que j'ai compris 
Les 3 hommes sont parfaitement unis dans la même tâche, ça c'est assez simple grâce à l'effet de perspective pour ceux de face et la direction du geste que fait celui de gauche (malgré que je l'ai mis un peu trop en avant).
La distribution de la lumière ajoute d'autres éléments: Elle favorise largement le personnage du centre mais nous ne voyons pas son visage qui est dans l'ombre, concentré qu'il est sur son geste. Par contre le visage des deux autres personnages est partiellement éclairé de telle manière que l'on perçoive une sorte de dialogue avec celui du centre. Le peintre semble nous montrer celui qui est le chef d'équipe. Celui sur lequel les deux autres s'appuient, obéissent...
je trouve cela fabuleux! quelques lumières posées là et pas ailleurs, un port de tête plus ou moins appuyé, l'utilisation des  perspectives.. et je ne parlerai pas de tous les indices qu'il a du mettre grâce à son talent de peintre, voilà comment Caillebotte nous aimante vers son  oeuvre.
C'est là que j'en reviens à l'analyse de Dominique Bertrand sur le (les) langage déterminant de notre condition humaine.
Un tableau réussi ne peut être qu'un acte de pure création (propre à l'homme) et empli de toutes les formes de langage dont il dispose  grâce à la maîtrise de son art.

Fort à propos, aujourd'hui sur Signus, P Herzeel nous à mis cette citation qui rejoint tout à fait ce post

Sir Josué Reynolds
 Dans la pratique des arts, il est essentiel de tenir un œil vigilant et sévère sur nous-mêmes ; car la paresse se cachant sous l'apparence spécieuse de l'industrie cherche à nous aveugler par le défaut d'exercice de nos facultés ; et nous prenons le vain prétexte d'assembler les matériaux, de faire une infinité de recherches et d'observations, de nous occuper même du travail mécanique de copier, pour nous affranchir du travail véritable, celui de voir et de penser par nous-mêmes. 

lundi 20 août 2012

Qu'est-ce qu'un tableau réussi?

Question que tout "faiseur d'images" se pose qu'il soit photographe, peintre, dessinateur...

Ce dimanche, sur FB, après une discussion avec Véronik au sujet d'une de ces dernières compositions, 

la lecture d'un travail de Dominique Bertrand sur ce que fait et défait l'homme par sa singularité: LE LANGAGE


approcher sous les angles les plus divers (et sans ordre a priori) une énigme centrale : ce qu'humain veut dire. --------------------------
--- - REFLEXIONS NEOTENIQUES :
Les Zumains sont des animaux bipèdes - du genre primate - dont la caractéristique est de naître alors qu'ils ne sont pas complètement terminés, et qui sont du coup victimes du langage. Ce dernier est en effet un prédateur immatériel d'une nature particulière : il ne tue pas ses proies, mais déploie en elles une zone d'indétermination qui les rend à la fois très vulnérables individuellement et très puissantes collectivement, grâce à un psychisme éminemment plastique, et donc très sensible aux déterminations langagières. Permettant de compenser la débilité propre à chaque individu par les liens de groupe, le langage donne ainsi à l'homme un pouvoir d'articulation aux effets redoutables, le rendant capable de faire absolument n'importe quoi, du Taj-Mahal aux fusées interplanétaires en passant par la danse du ventre, la recette du canard laqué, le football, les centrales nucléaires, le saut à l'élastique et l'art de la torture la plus raffinée. Cette débilité congénitale - nommée "néoténie" - ne l'empêche pas d'avoir une très très haute idée de lui-même. Son arrogance naturelle, liée à son ingéniosité et sa ruse, en fit un transformateur radical de son milieu (au risque de l'auto-destruction), un créateur d'une inventivité incomparable, mais aussi un prédateur implacable, tant à l'égard des autres espèces animales que de la sienne propre (rare dans le règne animal). - A suivre... 
Tout ceci entra  en collision avec l'image du tableau de Gustave Caillebotte 


 "The Floor Scrapers (1875)"

Un début de réponse m'est apparu clairement:
Cette oeuvre remporte une certaine unanimité (je n'ai encore rencontré personne qui la décriait), Pourquoi?...

lundi 13 août 2012

Mon amour de vacances

Oui ça m'arrive encore :-)
Alors après il y a forcément le chagrin d'amour post vacances :-(


A même pas un an elle a déjà eu son lot de misère (en témoigne ses cicatrices sur la cuisse). Au début toute maigrelette elle n'a plus quitter le pas de la porte jusqu'au jour où on a craqué

Il faut dire que c'était la veille du passage d'un mini cyclone sur la botte italienne. je ne pouvais quand même pas la laisser dehors!

Je n'exagère pas, regardez notre vieux peuplier, les bras lui en sont tombés.

le départ approchant, je me suis mise dans la tête de l'emmener.
Les choses n'ont pas été aussi simple: l'avion OK, les vaccins OK, la cage: elle dormait dedans, les croquettes elle s'en empiffrait, la laisse il lui faudrait du temps...

Là où cela a coincé c'est le passeport !
1- je ne suis pas résidente italienne donc je n'ai pas le droit d'adopter un chien italien fut il chien errant!
2- la puce électronique ne peut être apposer que par un seul véto engagé par l'administration et il était absent!...
là sûr c'était à l'eau...snif!

Pourtant je me souviens bien qu'un jour mon mari et son père sont allés faire une carte d'identité à ma fille (car j'avais oublié de lui en faire une et j'étais passé à l'aller avec son carnet de santé!!!). Ils sont revenus quelques heures plus tard (palabre, bar, barbier pour le grand père...) avec sa carte toute neuve!
Bon il y a quelques 20 ans de cela... mais pour un chien quand même!

Bon mais promis on se reverra!

Elle est vraiment à croquer