vendredi 25 avril 2008

Tout va bien!



De ma fenêtre
J'ai pris de la hauteur, j'ai pris de la largeur, presque de l'infini,

De ma fenêtre, au troisième étage, de l'est à l'ouest,
Je suis le chemin du soleil à la lune,
Celui du vent à la pluie qui tantôt de l'est, tantôt de l'ouest,
font se courber mes chèvrefeuilles, clématites et rosiers grimpants.

De ma fenêtre je suis comme un gardien de phare qui ne verrait jamais le nord,
toujours cap vers le sud, là où l'horizon est le plus dégagé,
à peine ourlé des collines de la forêt de Montmorency.



Oh! je vois déjà l'image idyllique que vous êtes en train de vous faire!

Alors je recommence:
de ma fenêtre double vitrée , blanche uniforme,
je vois une ville qui continue sa croisade sur les arpents restants de végétation encore insoumise.
Nouveau quartier construit clef en main
qui continue de vider Paris et sa proche couronne de ses âmes.
La chenille C se glisse à mes pieds, elle n'est pas très bruyante, ni brillante,
mais dans le neuf-cinq, nous vivons à son rythme avec sa soeur, la chenille A.

Qu'importe, je ne vois que le ciel, le soleil et la lune.

C'est la nuit, à l'heure où je vous écris que j'aime regarder par mes fenêtres.



Assise à mon bureau, du côté oriental,
les petites maisons (presque) individuelles
laissent mon regard s'échapper vers ce collier de perles dorées
formées par l'éclairage de l'Artère 15 qui va droit au coeur parisien;
Par ma fenêtre celtique, les voisins en blocs
prennent la forme de tours de vigie qui me mettent à l'abri;
leurs trouées multicolores s'évanouissent au fur et à mesure que les heures avancent
puis recommencent à zéro.
Les chenilles alors s'arrêtent et les parois verre-d'eau de la station me fixent.

Je me sens bien, ni trop près du sol, ni trop loin de la terre

jeudi 24 avril 2008

attention peinture fraîche!!!

C'est arrivé ce matin, à 7 heures!!!
cela faisait une demi-heure que Mila grattait tout ce qui se trouvait sous sa pattes pour me réveiller.
Elle a aussi tenté le coup chez sa maîtresse, la réaction fut violente, donc elle est revenue à la charge de mon côté!

Donc 7 heures!!! Qu'est-ce que je vais faire...?

Rien ne me dit...
"allez!, vas-y, vas l'ouvrir, tu vas te retrouver coincer encore pendant 3 heures...
- Mais non! juste comme ça, pour voir, après juré, je me mets au boulot!
- Oui, pour sûr il y en a... bon pendant que t'es devant tu peux faire un ménage virtuel... tu sais dans les marques pages, les facoris, et tout ce que t'as balancé n'importe comment dans n'importe quel dossier!
- Ok , je vais faire le tri, ça me donnera au moins bonne conscience, sinon, c'est le vrai (ménage) qui m'attend... BeurK!

Bientôt 19 heures, j'ai tout bouclé, plus qu'à ranger le matériel,


et faire un p'tit message







Pour annoncer le renouveau!!!


mercredi 23 avril 2008

Les journalistes ont déposé les armes

PARIS (Reuters) -


Les journalistes présents dans la cour de l'Elysée ont déposé caméras, micros et enregistreurs pour protester contre un nouveau dispositif de confinement de la presse lors de la sortie du conseil des ministres.

C'est traditionnellement l'occasion d'interroger au vol les membres du gouvernement dans une cohue bon enfant.


Mercredi, les services de la présidence avaient installé un cordon pour maintenir les journalistes sur un côté de la cour, loin du passage des ministres.

Après une première menace de grève des micros et caméras, ce cordon a été déplacé mais sans que le mouvement des journalistes en soit vraiment facilité.

Ces derniers n'ont alors pas repris leur matériel, aligné au pied du cordon, et sont restés à trois pas en arrière, sans poser la moindre question à des ministres éberlués.

Ce ne sont pas les journalistes que l'on veut sanctionner mais les Ministres qui sont punis de "bavardages incessants"

Pas facile la DISCIPLINE, Mr Le Président! et vous n'en avez que 16!!!!

et les moyens " de ne pas les faire parler"